qq mots

Mardi 16 mars 2010 2 16 /03 /2010 12:20
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Chères lectrices et chers lecteurs,

suite à l'article d'hier sur POSITIVEblog, http://www.positiveblog.org/article-elle-court-elle-court-la-rumeur-46760980.html, les instances gouvernantes de ce pays n'ont pas attendu longtemps pour réagir.

Le texte "Elle court, elle court la rumeur..." a été tout simplement censuré, disons même éradiqué, sur LePost.fr pour "atteinte à la vie privée". Moi qui pensais que ces rumeurs étaient fausses. Merde alors, ce sont quand même de sacrés cochons tous ces gens connus !

Je ne vous cacherai pas plus longtemps que je crains pour ma sécurité, ma liberté d'expression, ma langue, mes doigts.

Je me sens de plus en plus sous pression. Comme observé par des dizaines d'yeux cachés derrière des jumelles et des objectifs. Pas très courageux ces yeux. J'aurais dû me douter que ce n'était pas une bonne idée de travailler face à l'immeube des services secrets français.


D'autant que s'ajoute à cela, la claque électorale de dimanche qui a dû attiser les tensions et les agacements en tout genre. Je comprends. A la place du parti gouvernant, moi aussi, je serais vexé donc agacé donc désireux de taper sur quelqu'un. Peu importe qui tant que ça soulage.

Je ne sais pas si c'est un concours de circonstances mais, soudainement, des sensations étranges envahissent mon corps. Ma gorge s'assèche, j'ai soif, mon ventre crie, j'ai faim, il est 13h00, ma cuisse droite me gratte, mes c........ aussi, mes cheveux tombent, mon corps grossit, mon visage se ride. Ils ont dû m'empoisonner. C'est une atteinte à ma vie.

Si tout cela finit mal, sachez mesdames et messieurs que j'ai été heureux de partager avec vous à travers ce blog de moins en moins positif. Je vous aiiiiimmmeeeee... Non, n'exagérons pas, mais prévenez quand même mes proches.

Quelqu'un frappe à mon bureau... Peut-être la fin d'une histoire... Les flics ? Hortefeux ?
Ah non, ça va ! C'est un commercial...



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Par Guillaume Gamain - Publié dans : qq mots - Communauté : Un max de buzz !
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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /2010 19:10
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Je ne vous parlerai pas des tensions entre Brad Pitt et Angelina Jolie. La seule info pertinente sur le sujet est une réflexion faite par un ami imaginaire allemand qui pour dire qu’il trouvait le couple ravissant lança avec un accent germanique appuyé un « Hum, wunderbarr, il a une jolie pitt ! ».

Voilà, ça c’est fait.

 

Je ne vous parlerai pas de Carla Bruni-encore-Sarkozy et de Benjamin Biolay. Cette rumeur est stupide. Qui aurait envie de passer après Sarkozy… qui lui-même est passé après tous les autres ? Un peu de dignité s’il vous plait.

 

Je ne vous parlerai pas de Nicolas Sarkozy et madame Chantal Jouanno. Cette rumeur n’est pas stupide, mais dangereuse. Je ne veux pas finir mes jours à la Bastille. Une garde à vue m'a suffi.

 

Je ne vous parlerai pas de Gad Elmaleh et Marie Drucker parce qu’on s’en fout. Franchement. Aucun intérêt. Aussi sexy que la relation entre Anne Roumanoff et sa robe rouge.

 

Je ne vous parlerai pas madame Rachida Dati et de monsieur Bip parce que, je vous l’ai déjà dit, je ne veux pas finir à la Bastille.

 

Je ne vous parlerai pas de l’amour qui lie Rama Yade et Harry Roselmack. Non, non, je ne dirai rien là dessus… Vous pouvez me soudoyer, me torturer, je resterai muet. Sans doute parce que je ne sais rien et que cette histoire n’existe pas. Quoi que. Pourquoi pas. Ils sont beaux et chiants. Ils iraient bien ensemble.

 

Je ne vous parlerai pas de l’histoire entre Marion Cotillard et un chevalier des arts et des lettres, parce que ça ne peut pas exister…

 

Je ne vous parlerai pas non plus du fait que je n’aurais pas dû parler aujourd’hui.

 

Par Guillaume Gamain - Publié dans : qq mots - Communauté : POSITIVE ATTITUDE
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Mercredi 24 février 2010 3 24 /02 /2010 10:50

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On a tous rêvé d'être un autre. Un héros aux supers pouvoirs, une princesse, une princesse Diana, un animal, une petite souris une plante verte, un personnage de dessin-animé, une merde.


Quand j'étais petit, je rêvais d’être Leroy.

 

Quand j’avais dix ans, je voulais être musclé, je voulais porter des t-shirt sans manches, je voulais être un danseur top super bat.

Quand j’étais môme, je voulais être l’homme qui a eu le courage de dire « Va te faire foutre ! » à une paire de collants de danse.

Quand j'étais morveux, je voulais être un rebelle. Je voulais être le rebelle de Fame.

Et pas le petit frisé chiant et timide qui faisait danser tout le monde avec ses trois accords de synthé.

 

Quelques années plus tard, je n’ai pas réalisé mon rêve d’enfance.

Je ne suis pas Leroy.

 

J’approche des quarante ans (enfin, j’ai un peu de marge quand même) et je prévois déjà la garde-robe qui remplacera dans deux ans tous mes vêtements actuels. Une ou deux marques maxi. Le même uniforme pour chaque jour de la semaine. Chemises aux beaux jours, cols roulés l’hiver. Et pas un t-shirt sans manches envisagés…

 

Soudainement envahi d’une nostalgie très eighties, je recherche une image, une vidéo de celui que je voulais être, de celui que je n’ai pas réussi à être.

 

Dans la vie, on ne réalise pas tous ses rêves, et c’est une très bonne chose.

 

Je pense, quoi que rien n'est jamais absolument sûr, qu'aujourd'hui, j'aurais l'air d'un con en t-shirt résille, short ras-la-couille et tresses en postiche.

Finalement, je n'ai qu'un point commun avec toi Leroy. Moi aussi, j'ai dit "Va te faire foutre !" aux collants de danse. Je n'en ai jamais porté et je n'en porterai jamais.


Et vous, qui vouliez vous être que vous ne regrettez pas de ne pas avoir été ?

 

 

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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 21:13
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Essayons de raconter les choses telles qu'elles sont. Parfois, leur simplicité suffit à les rendre jolies. Pas besoin de vernis ou de gloss. Tout du moins, pas aujourd'hui. Demain, on verra.

Aujourd'hui, je cherchais un document précis dans un petit meuble rouge et moche (ikéa évidemment ; mon meuble ikéa à moi !) dédié
à un extraordinaire foutoir de paperasse administrative, bancaire et autre. Un joyeux bordel non-organisé depuis des années où, sans gêne, un feuille de paie peut se faire prendre en sandwich par une quittance de loyer et un courrier fermé de l'assurance maladie.

Pourtant, quand le quatrième tiroir de métal couinant s'ouvrit, pas un papier chiant n'est apparu. A l'intérieur, il y avait deux projets de livre pour enfants créés il y a bien longtemps par votre serviteur. Oui, j'ai eu un coeur un jour, et je voulais inventer des livres pour mon fils Raphaël.

En voici quelques extraits (
et puis, on ne sait jamais, en me bougeant un peu les fesses, je pourrais en faire quelque chose. J'attends votre avis.) :

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K / A savoir : Il ne faut jamais laisser deux K ensemble.
Ils ne disent que des bêtises et se font appeler caca.

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L / L raconte que c'est grâce à lui que les oiseaux et les avions volent dans le ciel.
Parce que sans ailes, ils resteraient par terre. L, parfois, raconte n'importe quoi...

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N / Quand tu regardes un N de travers, on dirait un Z.
Peut-être que N est un Zorro de travers ?

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Projet d'un livre-photos accepté puis refusé par les éditions de Seuil.

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L'idée est plutôt drôle : à droite, un espace dans laquelle
 on glisse une photo de son môme illustrant l'histoire écrite à droite.




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Vendredi 15 janvier 2010 5 15 /01 /2010 00:05
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Une Garde à Vue comme les autres.

 


 J’ai vu un mur fatigué

d'écouter les appels au secours.

 

J’ai vu un mur planté

en 2007 par un dénommé Armand.

 

J’ai vu un mur crier,

et appeler sa maman.

 

J’ai vu un mur bafoué,

Humilié par la pisse.



J’ai vu la nuit en face

Et elle m’a fait peur la connasse.

 

J’ai vu le sommeil me saluer

Et s’en aller vite fait loin d’ici.

 

J’ai vu l’humiliation à mes côtés,

Celle-ci m’a tenu compagnie.


J’ai vu la baffe venir.

et me mettre à terre avec le sourire.

 

J’ai vu une âme blessée.

Merde, je me reconnais.

 

J’ai vu des murs pleurer

ma détresse enfermée.

 

J’ai vu un néon m’agresser

Et me crever les mouillés.

 

Je n'ai plus vu jusqu'au matin

et reste un sentiment d'être rien. 

 


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Mercredi 13 janvier 2010 3 13 /01 /2010 11:37
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Les chaussettes de l’archiduchesse

Sont-elles sèches ou archisèches ?

Qu’en sais je ?

 

Mais je sais le plaisir de dormir tête bêche

Face à des chaussettes Archiduchesse.

La nuit. Les blanches.

 

Otez des pieds de sa princesse

Ses chaussettes Archiduchesse.

La douceur. Les roses.

 

Sentir les pieds sans stress

De dizaines de chaussettes Archiduchesse.

Le fantasme. Les rouges.

Un jour, peut-être être dans la dèche

Et garder ses chaussettes trouées Archiduchesse.

La vie. Les grises.

Allumer la mèche. Entendre la liesse

Des fans de chaussettes Archiduchesses.

La fête. Les jaunes.

 


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Les chaussettes Archiduchesse sont sur http://www.archiduchesse.com et groupe Facebook.

Pourquoi un article là-dessus ? Parce que le nom me fait rire et je trouve ça fort de se lancer dans un tel business.

Bravo pour le logo. Ps : ceci n'est pas un free... ;-)

 


 

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Lundi 14 décembre 2009 1 14 /12 /2009 16:12
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Chaque matin, l'octogénaire
Visite la jolie boulangère.
Chaque matin, cela dégénère.
Et de quelle manière.


Le vieux est un coeur de pierre.
Il dit avoir fait la guerre,
Planté des faux frères,
Baisé des mégères.


La femme est boulangère.
Comme ses père et mère.
Elle connait bien son affaire.
Elle sait ce qu'elle a à faire.


Sans élégantes prières,
Le pervers pépère,
Baguette en main et fier,
Attrape la farineuse crinière.


La boulangère sait se taire.
Elle étale le croulant par terre.
Pétrit la pâte molle et serre
Ses chouquettes de travers.


Chaque matin, l'octogénaire
Visite la jolie boulangère
Et repart avec éclairs
Et crème pâtissière.

 

 

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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /2009 14:46

C’était en 1986. Le 26 novembre 1986. Je m’en souviens. Normal. On se souvient toujours de sa première fois J’avais 14 ans. C’est jeune je sais. J’étais jeune. Très jeune pour une première fois, mais ni trop tôt, ni trop tard, il était environ 20 heures. Ce n’était pas chez moi à cause de mes parents qui vivaient encore chez eux. C’était au Palais Omnisport de Paris Bercy. C’était Eurythmics. C’était Annie Lennox.

Elle est arrivée en pantalon noir moulant. J’étais là. Dans la fosse. D’autres aussi. Je l’attendais. Elle est arrivée en soutien-gorge rouge et rien d’autre. J’étais là. D’autres moins. Je venais de les faire disparaître un par un. Envolés, partis, morts, peu importe, les spectateurs-voyeurs n’étaient plus là. Moi j’étais là. Mon visage à quelques mètres de ses pieds. Ca sentait bon. Je parle de la situation, pas de ses pieds. Elle a approché de moi. Elle n’osait pas me regarder. Comme si de rien n’était, elle chantait The miracle of love comme nous sifflerions pour paraître à l’aise.

Ensuite tout est allé très vite. Première fois oblige. J’ai glissé ma main dans la poche de mon 501 Used. J’ai saisi mon petit truc, l’ai sorti, l’ai frotté et Yesssssss Anniiiieee.

Quel souvenir merveilleux ! Quel sentiment intense ! Simple détail qui n’enlève rien au plaisir, je ne me rappelle pas très bien si le petit truc était mon zizi ou mon zippo, mais qu’importe.

 


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Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /2009 12:47

Tous ceux qui voyaient le fou le croyaient fou.

Planté là, il ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses bras.

Par contre, qu’est-ce qu’il gesticulait ce fou ! Ses membres brassaient l’air qui l’entourait, balayaient la poussière devant lui. Le pauvre fou.

Tous ceux qui voyaient le fou le croyaient fou.

« A rester là, il va prendre racine ! » s’esclaffaient les ignorants. Ils ne savaient pas que c’est ce que le fou voulait. Prendre racine. Devenir arbre. Ses bras être branches. Il voulait faire corps avec la nature. Planté là, il ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses bras au gré du vent.

Un matin, tous ceux qui voyaient le fou ne l’ont plus vu. Un arbre avait pris sa place. Ils ne s’en inquiétèrent pas plus que ça. Soyons sensés, ce n’était qu’un fou.

L’arbre grandit. Planté là. Beau. Majestueux. Les saisons passèrent. Les couleurs changèrent. Les ignorants moururent et l’arbre ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses branches. Par contre, qu’est-ce qu’il gesticulait cet arbre ! Ses branches brassaient l’air qui l’entourait, balayaient la poussière devant lui. Cet arbre était fou.

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 17:45

Allo oui ? C’est qui ?

Y’a plein de bruit ici…

Les mots des travailleurs

Qui crient, qui pleurent.

J’entends qu’eux.

Allo, bonjour monsieur.

Tu demandes combien

Pour te faire du bien ?

C’est quarante cinq euros

Et je m’appelle Véro.

Et toi, c’est quoi ton prénom ?

Raccroche et viens mon mignon.

Allo, allo ? Ca grésille ici.

Je n’entends pas ton oui.

C’est trente cinq euros.

Et si tu préfères, je m’appelle Cléo.

Ou un autre petit nom.

Tant que tu ne dis pas non.

Ne me laisse pas seule perdue

A juger mon intimité vendue.

C’est vingt euros, pas moins.

Ne m’abandonne pas dans ce coin.

Rejoins-moi sur ce trottoir là.

C’est sûr, tu me reconnaîtras.

Dans mon bel habit rouge,

J’attends de voir ton loup.

Allez, c’est quinze euros

Ou même cadeau.

Appelle-moi comme tu veux

Mais dis-le moi dans les yeux.

S'il te plait.

S'il vous plait.

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Mercredi 14 octobre 2009 3 14 /10 /2009 10:05

Le coiffeur et sa queue de cheval

Monsieur Capi tenait un salon de coiffure.

Bien plus que coiffeur, il était artiste.

Derrière sa façade bleue, il était sensible aux brunes,

aux blondes et même aux rousses.

Il avait pour réputation de couper les cheveux en quatre.

Ses fidèles disaient de lui qu’il était carré et génial.

Monsieur Capi, l’air de rien, était de mèche avec ces Dames.

La frange aisée de la gent féminine ne jurait que par lui.

Jusqu’au jour, où il coupa court à tous les compliments.

Un coup de ciseaux fatal dans le cœur du bulbe (expression du métier)

Ce jour-là, à une habituée du crêpage de chignon,

Il proposa tout net de couper tifs et touffe.

Il se tenait là debout sa queue de cheval dressée

Devant la bouche bée de madame bientôt étouffée.

« Quel Toupet ! » s’écrièrent les voisines outrées

et vexées d'avoir été mises de côté.

Très vite, la situation s’est dégradée.

Et, pour son acte, il fut pendu haut et court.

Une dernière fois, sa queue de cheval bien dressée.

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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /2009 17:48

Oui Monsieur, je te le dis.

J'étais mannequin. On est lundi ?

J'étais jolie moi, Véronique.

Les uns criaient  "Magnifique".

Plus jolie que ta tête et tes habits.

Dis moi, on est bien mardi ?

Les autres disaient Mademoiselle,

Et les femmes trempaient leur rimelle.

J'aime qu'arrive mercredi.

Les enfants crachent, sourient.

Ils jouent avec moi.

ils me montrent du doigt.

Non, je ne connais pas mon voisin.

Il ne m'a jamais parlé. Rien.

Je ne suis plus assez bien,

Même pour un chien.

Moi Monsieur, j'ai été jolie.

Un jeudi, un vendredi.

Puis soudain, c'est parti.

Je crois que c'était un samedi.

Alors les gens, ils m'ont jetée

Là, ici, ils ont déposé

A côté de la poubelle

Celle qui un jour fut belle.

Allez-vous-en maintenant

Sinon c'est l'enlèvement.

Vous serez trainé par la manche.

C'est comme ça le dimanche.

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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 22:09


Petit topo pour ceux qui ne me connaissent pas. Que dire sans vous déprimer dans la seconde ?

J'ai un job sympa dans la pub, deux enfants extraordinaires, l'aîné est une crème et un excellent élève, le cadet est un mini bijou d'humour et de gentillesse, ma chérie est ma douceur d'aimer. J'ai même des pensions alimentaires qui me permettent de garder les pieds sur terre, pas de folies possibles, et je roule en voiture de femme de dentiste, une golf cabriolet, finition carat, de 2001.

Ma vie illumine le ciel quand le soleil va visiter la lune.

Le tableau s'embellit hier soir d'une petit tache grise, nommé Sunny. Une petite chatte de quatre mois que pour ma part je voulais appeler humblement Ma Chatte, mais bon... On n'est pas toujours maître en sa demeure.

Ma vie est un coup de griffes sur la banalité.


Ce soir, je rentre à la maison avec les enfants impatients. Ils découvrent avec une joie immense, des rires et des jeux la jolie touffe de poils, et moi je découvre que la chatte a chié sur mon lit. Sur la couette.

Et alors ? Ici, l'amusement l'emporte sur l'excrément.

D'ailleurs, la coquine de compagnie s'amuse tellement, rit sans doute, qu'elle en pisse sur mon lit, exactement au même endroit, mais sur le drap cette fois-ci...

C'est parti pour un lit à défaire, une machine à lancer, un lit à refaire, un dîner à préparer pour les enfants, une machine à étendre, sans oublier de ranger les trois sacs de courses que j'ai faites ce soir, descendre la poubelle, le tout bien sûr en un temps limité puisque je veux profiter des mômes et coucher le plus petit à 20h15 maximum. Je suis en sueur. je goutte. Je me détendrai plus tard de l'heure et demi en voiture à traverser Paris pour récupérer mes fils.


Voilà vous êtes jaloux ! Vous n'avez pas pu vous en empêcher.
Faites un minimum d'effort quand même.




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Dimanche 6 septembre 2009 7 06 /09 /2009 19:58

Aujourd’hui, je souhaite partager un peu de ma vie de rêve avec vous, fidèles lecteurs de POSITIVE. Bien sûr, un sentiment de jalousie pourra vous envahir pendant la lecture, mais sachez que ce n’est pas ma volonté première. Vous aussi, un jour peut-être, vous toucherez du doigt l’existence idéale.

Samedi 5 septembre.

Ce matin, réveil à 9h30. Je me lève sans bruit, je vais pisser presque sans bruit et je reviens me coucher délicatement au côté de ma douce qui ouvre un œil quand elle sent la chaleur enivrante de mon corps d'athlète sous le drap.

Ce qui se passe entre ce moment et 10h30 n’est pas racontable. Intimité classée X. Ma vie devient cryptée. Normal, c’est samedi aujourd’hui.

Une fois la chose faite, passons aux choses sérieuses.

Direction Plaisir. 25 km de bonheur sans encombre. J’y vais à 130, parfois 110, puis à nouveau 130. Le paysage défile en mon honneur. Ma vie est waou.

Ca y est. Je suis arrivé. Je suis sur le parking bondé d’Ikea. J'y suis. Je suis face à un magnifique blockhaus suédois ondulé, bleu et jaune. Allez, c’est parti. Matelas, tapis, lampes, housses, spatule, couette, bougies, oreillers… Le tout en moins de deux heures. Je suis vraiment heureux et allégé de 500 euros. Evidemment, tout entre dans mon véhicule une fois décapoté. Ma vie est parfaite.

Je repars pour 25km et quelques encombrements. J’arrive près de chez moi, pont de Saint-Cloud, à la sortie de l’autoroute A13. Je regarde avec admiration sur le siège passager le nouveau matelas enroulé sur lui-même. Je lis l’étiquette qui indique 140x200. Il me fallait un 90x200.

Grand sourire au feu rouge pour éviter d’arracher le volant et le jeter contre le pare-brise.

Demi-tour et direction Plaisir, ville lointaine des Yvelines, connue pour ses multiples ronds-points et sa zone d’activité commerciale. Bienvenue au Service Client Ikéa. Ticket numéro 004. Ne rêvez pas. Les numéros 562 à 569 passent avant le 004. Et la vieille conne hystéro sans ticket aussi passe avant le 004. Pourquoi ? Je ne sais pas et je m’en fous. Je suis au-dessus de tout ça. Ma vie est idéale. Bordel de merde.


 

Par Guillaume Gamain - Publié dans : qq mots - Communauté : blog culture
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Vendredi 4 septembre 2009 5 04 /09 /2009 17:25


FRAPPURE :

Verbe du quatrième groupe, nouveau groupe né de l’évolution inévitable et bénéfique de la langue française, phénomène entre autre dû à la smisation (lire s.m.isation) de la langue française.

Le verbe Frappure se singularise par quelques particularités :

- Au présent et au subjonctif présent, il se conjugue seulement au trois premières personnes du singulier et à la troisième personne du pluriel au présent.

Je frappus, tu frappus, il frapput, Ils frappuent.

- Il ne se conjugue pas à l’imparfait, au passé simple, au futur, au subjonctif présent, au conditionnel présent et à l’impératif présent.

- Il se conjugue au passé composé (j’ai frappu,…) , au plus-que-parfait (j’avais frappu,…), au passé antérieur (j’eus frappu,…), futur antérieur (j’aurai frappu,…), subjonctif passé (que j’aie frappu,…), subjonctif plus-que-parfait (que j’eusse frappu,…), conditionnel passé 1re forme (j’aurais frappu,…), conditionnel passé 2e forme (j’eusse frappu,…) et impératif passé (aie frappu,…).

Au fait, pour tous les curieux que la langue française intéresse, Frappure signifie "frapper avec un pied qui pue" et a été créé par l'académicien en herbe, Raphaël Gamain durant l'été 2009.

Exemple :

« Ah c’est dégueu, elle m’a frappu ! Elle m'a frappé avec son pied qui pue ! »

Pour tout autre question de conjugaison : www.bescherelle.com/


Par Guillaume Gamain - Publié dans : qq mots - Communauté : Un max de buzz !
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