La bande-annonce de Gainsbourg (Vie Héroïque)
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
|
|
||
|
|
|
|
Mats Wilander mène 7-5, 6-2, 1-6, 6-5 et joue la balle de match.
La balle de José Luis Clerc semble alors sortir des limites du terrain. A peine. A peine visible. L'arbitre accorde le point à Wilander qui gagne son match et devient le plus jeune joueur de l'histoire du tournoi à accéder à la finale.
Contre toute attente, Wilander, Monsieur Mats Wilander, refuse le gain du match. Il considère que le point marqué n'est pas valable et il demande à remettre la balle de match.
Quelques secondes plus, il gagnera son match et son premier Roland Garros deux jours plus tard face à Guillermo Vilas.
Monsieur Mats Wilander est devenu alors un immense sportif. Par son indéniable talent et son élégance infinie. Je ne parle pas de fringues ou de voitures de luxe, Thierry ! Je parle de classe, de savoir-vivre, de fair play.
Toi aussi, tu resteras dans l'histoire du sport. Pas la même histoire. Pas la Grande Histoire. Non. La petite histoire d'un footballeur vieillissant et tricheur.
Elle est arrivée en pantalon noir moulant. J’étais là. Dans la fosse. D’autres aussi. Je l’attendais. Elle est arrivée en soutien-gorge rouge et rien d’autre.
J’étais là. D’autres moins. Je venais de les faire disparaître un par un. Envolés, partis, morts, peu importe, les spectateurs-voyeurs n’étaient plus là. Moi j’étais là. Mon visage à quelques
mètres de ses pieds. Ca sentait bon. Je parle de la situation, pas de ses pieds. Elle a approché de moi. Elle n’osait pas me regarder. Comme si de rien n’était, elle chantait The miracle of love comme nous sifflerions pour paraître à l’aise.
Ensuite tout est allé très vite. Première fois oblige. J’ai glissé ma main dans la poche de mon 501 Used. J’ai saisi mon petit truc, l’ai sorti, l’ai frotté et Yesssssss Anniiiieee.
Quel souvenir merveilleux ! Quel sentiment intense ! Simple détail qui n’enlève rien au plaisir, je ne me rappelle pas très bien si le petit truc était mon zizi ou mon zippo, mais qu’importe.
Tous ceux qui voyaient le fou le croyaient fou.
Planté là, il ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses bras.
Par contre, qu’est-ce qu’il gesticulait ce fou ! Ses membres brassaient l’air qui l’entourait, balayaient la poussière devant lui. Le pauvre fou.
Tous ceux qui voyaient le fou le croyaient fou.
« A rester là, il va prendre racine ! » s’esclaffaient les ignorants. Ils ne savaient pas que c’est ce que le fou voulait. Prendre racine. Devenir arbre. Ses bras être branches. Il voulait faire corps avec la nature. Planté là, il ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses bras au gré du vent.
Un matin, tous ceux qui voyaient le fou ne l’ont plus vu. Un arbre avait pris sa place. Ils ne s’en inquiétèrent pas plus que ça. Soyons sensés, ce n’était qu’un fou.
L’arbre grandit. Planté là. Beau. Majestueux. Les saisons passèrent. Les couleurs changèrent. Les ignorants moururent et l’arbre ne bougeait pas. Jamais. Jamais de place. Il ne bougeait que ses branches. Par contre, qu’est-ce qu’il gesticulait cet arbre ! Ses branches brassaient l’air qui l’entourait, balayaient la poussière devant lui. Cet arbre était fou.
Rares sont les occasions dans la vie de se
retrouver à bord d'une Renault Laguna.
Ce soir, je vais parcourir le 218 160ème
kilomètre de cette Laguna.
La clim fonctionne. Pas la radio. Elle est
bloquée sur Chériiiiieee Fmmmm.
Que le sapin sente le hêtre, le chêne, la
vanille ou la fraîcheur des îles, qu'importe.
Confortablement installé dans mon siège en
tissu à motifs impardonnables,
Les enseignes lumineuses et coquines du
boulevard de Clichy sont intimidées
Le paysage extérieur prend alors la forme de
vagues légères qui m'entrainent avec elles.
Un plaisir fou s'empare de moi. Une excitation
devrais-je dire. Pourquoi un tel effet ?
La nuit, les soleils de la ville se lèvent et
éclairent le chemin de la Laguna.
Soudain, un murs me parle. Il me dit d'une voix
de fer : "Sked What Bp".
A regret, je dois rendre la Laguna dès
demain.
Revenir à l’essentiel, au début de l’histoire, aux origines, à l’origine, à la Genèse. Relativiser. Revenir en arrière pour mieux repartir. Reprendre son élan pour se relancer. Ca en fait des « Re ». Retour à l’article.
Je m’y emploie. Je relis la Genèse des années plus tard (je vous épargnerai ma scolarité à Passy Buzenval, collège catholique et pervers de l’ouest parisien). Je relis la Genèse. La Genèse de Crumb, pape athée de la bd. Je relis et soudain je réalise que tout est écrit depuis le début. Que la Genèse a établi les règles fondamentales de l’histoire de l’humanité. Merde, je flippe.
Sous les traits de Crumb, l’Homme est dur et sombre, laid et grotesque, physiquement et moralement. En nous livrant les textes originels, Crumb nous montre que les interprétations peuvent être multiples et différentes. Il y a une Genèse mais plusieurs vérités. Mathusalem peut avoir vécu 187 ans et/ou 969 ans. Il en est de même pour Noé. A priori, aucune des deux versions n’est probable. Et alors, qu’est-ce que ça y change petite brebis égarée et ignorante ?
Je relativise. J’essaie de relativiser pour mieux rebondir. Je relativise. Je me force à relativiser.
Pour être entendu, il faut occuper le terrain. Quitte à raconter tout, n’importe quoi et son contraire. Peu importe. Il faut parler, beaucoup parler, trop parler.
Les politiques, les patrons, untel et untel, les banquiers ne se foutent pas de nous quand ils nous abreuvent de bonnes et belles paroles. Ils y croient. Les pauvres, ils obéissent simplement à une logique de communication initiée par les fondamentaux de leur propre religion.
Pour être entendu, il faut occuper le terrain. Quitte à raconter tout, n’importe quoi et son contraire. Peu importe. Il faut parler, beaucoup parler, trop parler.
J’ai relativisé. La Genèse, c’est le début des emmerdes.
Allo oui ? C’est qui ?
Y’a plein de bruit ici…
Les mots des travailleurs
Qui crient, qui pleurent.
J’entends qu’eux.
Allo, bonjour monsieur.
Tu demandes combien
Pour te faire du bien ?
C’est quarante cinq euros
Et je m’appelle Véro.
Et toi, c’est quoi ton prénom ?
Raccroche et viens mon mignon.
Allo, allo ? Ca grésille ici.
Je n’entends pas ton oui.
C’est trente cinq euros.
Et si tu préfères, je m’appelle Cléo.
Ou un autre petit nom.
Tant que tu ne dis pas non.
Ne me laisse pas seule perdue
A juger mon intimité vendue.
C’est vingt euros, pas moins.
Ne m’abandonne pas dans ce coin.
Rejoins-moi sur ce trottoir là.
C’est sûr, tu me reconnaîtras.
Dans mon bel habit rouge,
J’attends de voir ton loup.
Allez, c’est quinze euros
Ou même cadeau.
Appelle-moi comme tu veux
Mais dis-le moi dans les yeux.
S'il te plait.
S'il vous plait.
Aujourd'hui, découvrez dans tous les ascenseurs dignes de ce nom, "Schindler dépannage", l'histoire d'hommes qui viennent au secours d'otages enfermés dans des cellules suspendues dans le vide. Et cela sur un simple coup de téléphone.
Vos Commentaires