Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

On a tous rêvé d'être un autre. Un héros aux supers pouvoirs, une princesse, une princesse Diana, un animal, une petite souris une plante verte, un personnage de dessin-animé, une merde.
Quand j'étais petit, je rêvais d’être Leroy.
Quand j’avais dix ans, je voulais être musclé, je voulais porter des t-shirt sans manches, je voulais être un danseur top super bat.
Quand j’étais môme, je voulais être l’homme qui a eu le courage de dire « Va te faire foutre ! » à une paire de collants de danse.
Quand j'étais morveux, je voulais être un rebelle. Je voulais être le rebelle de Fame.
Et pas le petit frisé chiant et timide qui faisait danser tout le monde avec ses trois accords de synthé.
Quelques années plus tard, je n’ai pas réalisé mon rêve d’enfance.
Je ne suis pas Leroy.
J’approche des quarante ans (enfin, j’ai un peu de marge quand même) et je prévois déjà la garde-robe qui remplacera dans deux ans tous mes vêtements actuels. Une ou deux marques maxi. Le même uniforme pour chaque jour de la semaine. Chemises aux beaux jours, cols roulés l’hiver. Et pas un t-shirt sans manches envisagés…
Soudainement envahi d’une nostalgie très eighties, je recherche une image, une vidéo de celui que je voulais être, de celui que je n’ai pas réussi à être.
Dans la vie, on ne réalise pas tous ses rêves, et c’est une très bonne chose.
Je pense, quoi que rien n'est jamais absolument sûr, qu'aujourd'hui, j'aurais l'air d'un con en t-shirt résille, short ras-la-couille et tresses en postiche.
Finalement, je n'ai qu'un point commun avec toi Leroy. Moi aussi, j'ai dit "Va te faire foutre !" aux collants de danse. Je
n'en ai jamais porté et je n'en porterai jamais.


Il est difficile aujourd’hui d’aborder certains sujets : le racisme, la politique, l’humour, Michel Drucker,…
Cependant, il est parfois nécessaire d’en parler pour corriger des idées reçues qui n’ont que trop perduré.
Un exemple :
le mot pédéraste, connu de tous, ne signifie pas qu’un homme est homosexuel. Non, non, non. Le terme pédéraste est beaucoup plus précis que cette généralité idiote.
Il indique très clairement qu’un individu est... pédé des pieds.
Il suffit de s’intéresser deux secondes à l’étymologie du mot pour s’en apercevoir. Pédé = pied comme dans pédalo, et pédé = pédé comme dans pédé.
Ok, mais à quoi reconnaît-on un pédé des pieds ? me direz-vous.
C’est simple. Un pédéraste est un homme qui emprunte régulièrement les chaussures de sa compagne pour sortir ou aller travailler.
Un exemple visuel pour mieux comprendre.
Monsieur Stéphane Perrot, publicitaire de métier, a été surpris dans le cadre de son travail avec de très jolies bottines aux lignes épurées et sensuelles.
Force est de constater que cela ne peut qu’être que les souliers d’une femme, donc à fortiori ceux de madame.
Pourquoi une telle certitude ?
D’une part, parce qu’aucun magasin pour homme ne propose ce modèle, et d’autre part, parce que monsieur Perrot mesure pas loin deux mètres, donc doit chausser du 44, et que, dans le cas présent, il semble plutôt faire un petit 38 délicat. Vous ne trompez personne Stéphane. Assumez-vous. Vivez.
Voilà, preuve est faite que Monsieur Perrot est bel et bien pédé des pieds.

Recette pour faire une magnifique campagne de pub au concept jusqu'au boutiste.
- Prendre un annonceur à dimension plus culturelle qu’alimentaire. Quoi que… Je ne vois pas pourquoi je dis ça. Pourquoi ce sectarisme ? Ah oui, je me souviens. C’est parce que je ne veux pas cracher dans la soupe qui me nourrit. J’ai encore faim et mes mômes aussi.
- Choisir un média adapté à la réactivité, à l’interactivité, au participatif. Bien sûr, vous avez devinez qu’il s’agit de l’affichage métro. Ces emplacements à hauteur d’homme, à proximité de la main, offerts à l’imagination des voyageurs qui doivent rêver sur le quai pour ne pas sauter sur les rails.
- Créer une affiche de bonne ou mauvaise qualité. Peu importe. On s'en fout.
- Puis laissez reposer. Longtemps. Très longtemps. Des mois. Laissez vivre. Laissez faire le temps. Laissez faire les passants. Laissez les tags apparaître. Laissez le papier se faire déchirer, déchiqueter.
- Laissez vos consommateurs triturer, griffer, abîmer l’image tout propre de la marque, car ils la rendront plus belle, plus vivante, plus vraie.
Vous obtiendrez un résultat étonnnant, surprenant, impactant. Une vraie pub en somme.
Exemple : L'AAF nous livre au bout de plusieurs mois d'abandon de ses affiches dans un couloir du métro une très belle campagne d'affichage sur le thème de l'art contemporain abordable, en mêlant des références à Mondrian, à la phtographie, au tag, etc... C'est beau la pub parfois.

"PA Gillet est charmant, accueillant et supporter du PSG ..., mais cela n'a que peu d'influence sur son travail...
... vous vous retrouverez face à de grands tirages photo qui donnent toute sa dimension à l'impression forte d'être face à une peinture abstraite qui vous
hape par sa douceur et sa brutalité. Un réel dyptique émotionnel.
... On nous raconte que PA Gillet est un photographe. C'est faux. Il est un peintre qui utilise son appareil photo comme pinceau. Il donne de la profondeur à des images ras le bitume. On ne vous vend pas une photo, vous achetez un tableau..."
"... je ne pouvais passer à côté de cette image qui fait partie d'un travail sur la ville de Hong Kong. Toute la ville est dans cette photo. Tout simplement. Tout la modernité à travers l'épure de cet aplat de béton gris. Toute la vie symbolisée par la mort d'un oiseau qu'on imagine écrasé par des millions de pieds propres et délicats. Et toute la féérie de la ville mise en évidence par les couleurs d'un plumage qui nous évoquent sa perpétuelle illumination multicolore. Cette seule image est un tout. Toutes mes félicitations et c'est tout."
"Carrefour. Le positif
est de retour."





Vos Commentaires